top of page

Chronique numéro 2 d'une prof nomade

Echapper au chaos urbain

535072747_122155819262591777_63659022562315969_n.jpg

Direction l'île de Büyükada, dont je prononce très mal le nom (et s'il n'y avait que celui-là !) et où je m'étais rendue en tant que touriste il y a deux ans et demi. sauf que désormais, je ne suis plus vraiment une vacancière ici...

Sur place, je redécouvre les plaisirs simples d'une vie calme et paisible dans un décor de carte postale : regarder tomber le soleil, manger une glace dans les rues animées le soir à la fraîche, hésiter entre deux restaurants, dévorer des plats frais avec les doigts.

Les couleurs m'enchantent et la lumière est douce. Le vent amène par ses bourrasques compulsives une fraicheur appréciable qui atténue la sensation de chaleur.

Blanches et bleues, les maisons et devantures de magasins. Et ces bougainvilliers qui ploient comme de lourdes tresses sur la tête fragile d'une enfant ! Rose fuschia, parme tendre, beige poudré... Ils sont si beaux, qu'on les croirait faux. Je m'arrête régulièrement les prendre en photos et les palper : non, non, ils sont bien vrais !

Ici sur l'île, pas de voiture à essence, pas de scooter. Des petites motos électriques, des mini-bus pour transporter les touristes et les rares locaux en cette saison, des vélos et sortes de voiturettes de golf servent à se déplacer. Pour le reste, la marche suffit. Pas de bruit de circulation. Pas de pollution. On se surprend à parler moins fort qu'en centre ville assourdissant. Pourrait-on croire qu'Istanbul n'est qu'à quelques kilomètres de là, de l'autre côté du boulevard du Bosphore, nous épiant de son œil énorme ?

Sur la côte, la vue sur la ville est superbe. La "sky line" stambouliote est impressionnante. Istanbul est un monstre impitoyable qui déploie ses lourdes tentacules partout sur terre. Briques, pierres, métal, tours hautes, barrières de buildings, de maisons, d'appartements et, entre deux blocs, la touffe verte d'une végétation qui étouffe en silence. Sur l'île, on en oublie les rues fourmillantes, le trafic qui ne s'arrête jamais, la vie palpitante et grouillante à toute heure du jour et de la nuit.

Ici, à Büyükada, la vie ralentit. J'allume mon ordinateur sur la terrasse de mon logement du week-end, d'où je peux voir Istanbul au loin, toute petite. C'est amusant ce changement de perspective, lorsqu'en son sein, on se sent fourmi !

De là, je fais cours au calme à quelques élèves qui ont besoin d'une remise à niveau avant la rentrée.

Parce qu'elle approche à grands pas, la vilaine ! Et pour moi aussi, plus que tout, en cette période où vous êtes nombreux à me faire confiance en me confiant vos enfants pour des stages de pré-rentrée, afin d'aborder cette nouvelle année scolaire en toute sérénité et sous les meilleurs auspices.

Cœur bavard - série littéraire

  • Instagram
  • Facebook

Tous droits réservés 

bottom of page